Burnout, comment la yogathérapie peut vous venir en aide

Burnout, comment la yogathérapie peut vous venir en aide

Burnout, comment la yogathérapie peut vous venir en aide

« Si tu écoute ton corps lorsqu’il chuchote, tu n’auras pas à l’entendre crier »

– Sagesse tibétaine –

« Aiiie, je suis le dos, j’endure des douleurs depuis maintenant plus de 6 mois. Mes vertèbres me font souffrir lorsque je demeure immobile, arrhh j’ai mal lorsque je bouge. Quand va-t-il s’en rendre compte ? Est-ce qu’il va sortir de ce brouillard, se rendre compte que son travail consomme toute son énergie et que ses batteries sont vides ? J’en ai plein le dos et lui aussi, j’ai bien peur qu’à ce rythme, il ne tienne plus bien longtemps. » 

« Comme j’ai mal, moi, la tête ! Ça frappe, ça cogne, ça résonne… C’est encore cette fichue migraine qui chaque jour un peu plus m’anéantit. Que fait-il ? Pourquoi continue-t-il ainsi? Il se donne corps et âme pour un travail qui ne le remercie même pas. Je génère autant de cortisol que je peux pour qu’il arrive à passer encore ce cap, mais je ne suis pas certain de tenir bien longtemps. Et que dire de mes stocks de dopamine qui s’épuisent jour après jour. Je n’ai plus beaucoup de réserves, que va-t-il advenir de nous s’il continue comme ça ? » 

« Ce trou béant me brûle, moi, l’estomac ! Cet ulcère est tel un incendie en plein milieu du corps. J’ai eu beau le prévenir avec les nausées, les maux de ventres, mais rien n’y a fait ! Comme s’il n’entendait rien à sa propre souffrance, c’est pourtant son corps aussi ! Quand va-t-il se réveiller et sortir de ce long tunnel ? Peut-être qu’un simple test de BMI (Malash Burnout Inventory) suffirait à le réveiller, afin qu’il se rende compte qu’il est sur le chemin du burnout ! » 

  

Le burnout est un mal insidieux, s’il nous tombe dessus, c’est parce qu’au fur et à mesure dans notre chemin professionnel ou personnel, des mauvaises graines ont été disséminées. On ne s’en aperçoit pas, c’est comme une fuite en avant avec des œillères, et un jour pas comme les autres, brutalement on se retrouve au lit impossible de se lever.  

Et pourtant, notre corps a essayé de nous avertir maintes et maintes fois. Mais nous ne sommes plus à l’écoute de notre corps, on ne se rend plus compte : on est dissocié. 

Faire du yoga permet d’être attentif à son corps. On l’observe, on le transforme en témoin, et l’on devient plus lucide sur ce qui se passe. Pratiquer le yoga c’est éviter de sombrer avant qu’il ne soit trop tard.  

Mais hélas, bien souvent, le burnout (bruler de l’intérieur) est déjà présent. Pour éteindre l’incendie et reconstruire la bâtisse, la yogathérapie a toute sa place. En pratiquant des pranayamas (techniques de respirations), notre esprit s’apaise, notre moral va mieux car il est nettoyé des ruminations. Un travail complémentaire avec l’utilisation de Sankalpas (phrases positives) remplace les pensées négatives et conduit là encore à améliorer notre mental. De plus, les méditations viennent renforcer cet état de détente et contribuent à reprendre le dessus petit à petit. 

Par ailleurs, la yogathérapie va soulager notre corps mis à rude épreuve, à l’aide d’asanas (postures) qui vont faire du bien à tout le corps et particulièrement au dos, dans le respect de soi-même et en toute non-violence. Un important travail de lâcher prise (ne plus lutter), pourra également être effectué à l’aide de postures en fermeture. 

 

Enfin, les techniques de yoga nidra (yoga du sommeil) participent à l’endormissement et à un meilleur sommeil. Dans un second temps, il faudra travailler l’ancrage ici et maintenant, avec l’acceptation, et aussi s’approprier des postures qui renforcent la confiance en soi. 

Ce travail risque de prendre du temps car le corps est épuisé. Mais avec l’aide d’une équipe pluridisciplinaire (psychologue, naturopathe, médecin, sophrologue, …) la yogathérapie vous permettra d’aller vers un avenir plus équilibré, en accord avec vos valeurs, pour une vie meilleure … 

Le jour où j’ai compris que j’étais en apnée…

Le jour où j’ai compris que j’étais en apnée…

Le jour où j’ai compris que j’étais en apnée…

…est le jour où j’ai inspiré à nouveau

Ayant moi-même travaillé pendant plus de 20 ans dans de grandes sociétés en qualité de commerciale, chargée de clientèle grands comptes ou encore analyste financière, j’ai vécu cette pression de rester performante, quoi qu’il en coûte, pour rester dans la course.

Un matin, je décide de prendre RDV chez mon médecin pour lui demander de m’aider à reprendre du poids. En effet, j’ai observé chez moi une perte de poids sur un laps de temps très court.

S’en suit un questionnaire qui aboutit à un arrêt de travail de 15 jours.

À cette annonce, je panique, disant que je ne peux être absente de mon poste pendant quinze jours ! J’ai créé ce service seule, personne ne saura prendre le relais puisque je suis la seule à en connaître les protocoles que j’ai moi-même créés.  Au bout d’une longue conversation avec mon médecin, il me convainc de couper la poire en deux, il me signe un arrêt d’une semaine que j’accepte à contre-cœur.

J’appelle mon employeur, lui donne mes directives sur les dossiers en cours et je briefe la personne qui va prendre le relais pendant cette semaine. Semaine qui se passe sans heurt.

J’en profite pour me reposer tout en mangeant les yaourts et crèmes desserts hyper-protéinés que le médecin m’a prescrits.

La veille de ma reprise, nous dînons chez des amis, l’ambiance est au beau fixe. Une de mes amies me demande alors :

« Alors tu reprends demain ? C’est ça ? »

Subitement, je me suis aperçu que pendant plus d’un an, j’étais en apnée. Mais grâce à cette semaine d’arrêt, j’ai pu respirer à nouveau, me déconnecter. Je me suis rendu compte que j’allais, à nouveau, devoir me retenir de respirer m’étais devenu insoutenable. Alors un sentiment de panique m’a envahi et j’ai explosé en pleurs, toute tremblante. Autant dire que ça a refroidi l’ambiance.

Je suis retournée chez mon médecin dès le lendemain. Il a posé son diagnostic : je faisais un burn-out. Et je ne l’avais pas vu venir. Ce qui est bien souvent le cas.

Aujourd’hui, en ma qualité de naturopathe, je me rends compte avec le recul que j’aurais pu gérer cette crise différemment et j’aurais pu remonter la pente plus rapidement.

J’aurais eu à ma disposition des pratiques pour gérer cet épisode douloureux, voire même l’anticiper.

Dans un premier temps, j’aurais su que la priorité dans ces cas-là, c’est l’alimentation !

C’est à la portée de tous, nous nous nourrissons plusieurs fois par jour et pourtant nous négligeons ces moments. La grande majorité des personnes pense que l’alimentation ne peut pas avoir autant d’impact que ça ! À part la prise de poids, le cholestérol ou encore le diabète…

Mais nous savons à présent qu’il est important d’enrichir nos assiettes d’aliments riches en phénylalanine, en tyrosine et en tryptophane, 3 acides aminés qui sont essentiels à l’activation des neurotransmetteurs de dopamine et de sérotonine, régulateurs de l’humeur et des émotions.

Ensuite, il sera intéressant d’adopter une hygiène de vie simplifiée, en ne conservant que ce qui est positif et nous apporte du bien-être ! 

En commençant par retrouver un sommeil de qualité et réparateur afin d’éviter de se réveiller en pleine nuit en sursautant et en se disant « non ! J’ai oublié de valider cette commande ultra importante, c’était quel client, je ne m’en rappel plus ! » Et de réaliser que ce n’était qu’un rêve et que l’on est dans notre lit (ça sent le vécu ? vous avez tout à fait raison).

Alors comment procéder ?

  • STOP aux écrans ultra-lumineux et coucou promenade en extérieur : l’air frais nous fera le plus grand bien
  • Séance de massage par son ou sa « chérichou » ou à défaut par un professionnel : pour aller bien et réussir, l’investissement, c’est en SOI qu’il faut le faire
  • Ben respirer en pratiquant par exemple la cohérence cardiaque
  • Faire un activité physique (Modérée hein ! On ne nous demande pas de faire un marathon).
  • Etc.

Il sera nécessaire d’apprendre à bien gérer ses émotions.

N’oublions pas qu’il ne faut pas rester seul, nous sommes des mammifères sociaux !

Parlez à nos conjoint(e)s, nos ami(e)s, notre famille.

Extérioriser via l’écriture, le chant, le dessin …

Et évidemment, nous ne le dirons jamais assez, se faire accompagner par des professionnels, ce n’est pas être faible !

Alors n’hésitons pas à faire appel à un sophrologue, un hypnothérapeute, un praticien EFT, un psychologue…

Enfin, soyons notre meilleur ami et non pas notre plus grand harceleur !

PRENONS SOIN DE NOUS !

  • Ne soyons pas trop exigeant envers nous-même
  • Arrêtons de nous insulter, que se soit à voix haute ou dans notre tête, parlons-nous comme nous le ferions avec un être cher.

Emprunter ce nouveau chemin va perturber nos habitudes, bien sûr. C’est pour cela qu’il peut être bon d’être accompagné afin d’y aller à notre rythme. Mieux vaut y aller lentement, mais sûrement plutôt que de faire un démarrage sur les chapeaux de roues et de s’arrêter net.

Une chose est sûre, chaque changement positif, même minime, portera des améliorations que nous pourrons remarquer, si tant est que nous nous reconnections au moment présent.

Pour conclure, notre programme chez Pro Digue se base sur une prise en charge globale, que ce soit par les conseils de notre psychologue social, Francine Cuel, les exercices de Yoga de Raphaël Stocky, praticable aussi bien à la maison que sur votre lieu de travail, par les astuces anti-stress de notre Sophrologue, Elise Al Rais et enfin mes conseils en naturopathie pour que vous repreniez enfin le contrôle de votre vie.

 

Pour aller plus loin, voici les autres articles sur le même thème vu du point de vue de notre psychologue social, de notre sophrologue et de notre professeur de yoga :

Psycho : Cet article vous donne des clés pour mieux comprendre les conditions et les signes de l’épuisement professionnel, et vous aidera à ne pas franchir les limites. Prenez soin de vous ! 

Sophro : Introduire la pratique de la sophrologie pour accompagner les personnes souffrant d’un Burt Out.

Yoga : Article à venir

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